Création SAS Legalstart : un parcours simplifié, mais des frais et pièces à vérifier

Passer par Legalstart pour créer une SAS permet de centraliser le questionnaire, les statuts et le dépôt du dossier. Le choix de la formule ne dispense toutefois pas de préparer les informations juridiques ni de distinguer les honoraires du prestataire des frais obligatoires. Un dossier cohérent limite les demandes de complément et facilite l’obtention du Kbis.

La SAS : une structure souple, à cadrer dès les statuts

La société par actions simplifiée (SAS) convient aux projets portés par plusieurs associés qui souhaitent organiser librement les droits de vote, les cessions d’actions et les pouvoirs de direction. Avec un seul associé, elle devient une SASU. Dans les deux cas, un président représente la société. Lorsqu’il est rémunéré, il relève du régime des assimilés salariés.

Cette souplesse exige des choix précis. L’objet social, le siège, la répartition du capital, les règles de consultation des associés et les conditions de sortie d’un actionnaire doivent être définis avec soin. Une clause d’agrément, de préemption ou d’exclusion mal adaptée peut compliquer une future levée de fonds, l’arrivée d’un associé ou la revente des actions.

La SAS est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés. Sous conditions, une option temporaire pour l’impôt sur le revenu peut être exercée pendant cinq ans au maximum. Un président non rémunéré ne paie pas les mêmes cotisations, mais il ne bénéficie pas non plus de la protection sociale liée à ce mandat.

Le parcours Legalstart : de vos réponses au dépôt sur le Guichet unique

La création d’une SAS avec Legalstart commence habituellement par un questionnaire. Celui-ci porte notamment sur l’identité des associés et du président, l’activité, l’adresse du siège, le capital, la date de clôture de l’exercice et les règles de fonctionnement. Les réponses servent à préparer les documents et à orienter les formalités. Il reste indispensable de relire chaque information avant de signer.

  1. Définir le projet juridique : les associés arrêtent la dénomination, l’objet social, le siège et le capital.
  2. Préparer et signer les statuts : ces documents fixent les règles internes de la société.
  3. Déposer le capital : le dépositaire remet un certificat nécessaire au dossier d’immatriculation.
  4. Publier l’annonce légale et déposer le dossier : la déclaration des bénéficiaires effectifs est jointe, puis le dossier est transmis via le Guichet unique de l’INPI.
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L’ordre des opérations compte. Un siège social non justifié peut bloquer le dossier, tout comme un certificat de dépôt de fonds établi avec un nom ou un montant incohérent. Préparer les pièces selon leur ordre réel de dépendance réduit les échanges inutiles et permet de mieux suivre l’avancement de la création.

Le délai annoncé par Legalstart correspond à son traitement interne. Il peut être plus rapide selon l’offre choisie, mais ne se confond pas avec le délai de vérification de l’administration après le dépôt. Le Kbis est délivré une fois l’immatriculation validée. Une demande de complément peut prolonger cette dernière étape.

Les justificatifs à réunir avant de lancer le dossier

Un dossier préparé avec soin facilite la vérification par le formaliste et réduit le risque de rejet. Les documents varient selon la situation des associés, la domiciliation et l’activité, mais la checklist de création comprend généralement :

  • les statuts signés et la liste des souscripteurs ;
  • le certificat du dépositaire des fonds pour les apports en numéraire ;
  • un justificatif de domiciliation du siège social ;
  • les pièces d’identité du président et, selon la situation, celles des bénéficiaires effectifs ;
  • la déclaration de non-condamnation et de filiation du dirigeant ;
  • l’attestation de parution de l’annonce légale ;
  • le mandat permettant à Legalstart d’effectuer les formalités.

Une activité réglementée peut nécessiter des autorisations, des diplômes ou des assurances complémentaires. Des apports en nature, un associé personne morale ou un dirigeant non résident peuvent également demander une vérification spécifique. Dans ces situations, un parcours en ligne standard ne remplace pas un conseil adapté à la complexité de l’opération.

Starter, Standard ou Sur-mesure : choisir le niveau de délégation

Les offres de création d’une SAS s’organisent autour de trois niveaux. La formule Starter est annoncée à 0 € HT pour la prestation de service dans certains parcours. La formule Standard est indiquée à 129 € HT. L’offre Sur-mesure apparaît à partir de 279 € HT dans un contenu et à 320 € HT dans un autre comparatif. Son tarif et son périmètre doivent donc être vérifiés au moment de la commande.

FormuleProfil adaptéPoint de vigilance
StarterCréateur autonome, dossier simpleVérifier les actions qui restent à réaliser soi-même.
StandardBesoin d’un accompagnement intermédiaireComparer la validation, le dépôt et les options incluses.
Sur-mesureCréateur recherchant davantage de suiviContrôler les conditions du traitement rapide et de l’anti-rejet.
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L’offre haut de gamme est associée, selon les comparatifs, à une assistance pendant 30 jours et à une assurance anti-rejet. Cette garantie ne rend pas les informations transmises par le client infaillibles. Une pièce illisible, une déclaration inexacte ou une autorisation manquante peut toujours nécessiter une correction.

Évaluer le coût total et les limites du service en ligne

Le prix de la formule ne représente qu’une partie du budget. Les frais administratifs s’y ajoutent : l’annonce légale est indiquée entre 199 € et 233 € selon le département, l’immatriculation au Registre national des entreprises à 33,83 € et la déclaration des bénéficiaires effectifs à 19,33 €. D’autres montants peuvent s’ajouter selon le dépôt de capital, la domiciliation ou les options choisies.

Avant de valider le panier, demandez un récapitulatif qui sépare clairement les frais de service HT, les débours administratifs et les prestations annexes. Cette ventilation permet de comparer Legalstart avec une création autonome, un expert-comptable ou un avocat. Une plateforme convient surtout à un projet courant et à des statuts peu personnalisés. Un professionnel du droit devient préférable lorsque la gouvernance, les apports ou les relations entre associés sont sensibles.

Pour commencer, vous pouvez consulter le parcours de création de SAS proposé par Legalstart. Choisissez ensuite une formule après avoir vérifié les prestations incluses, les délais de traitement et les frais qui restent à votre charge.